A la rencontre du 06 du Bouddha !

Avant chaque heure de méditation assise au centre, j’avais laissé la porte ouverte avec douceur et attention pour laisser entrer les autres yogis derrière moi.

Tout le monde était en avance devant la salle, les jours de pluie mais sous le soleil, j’y allais parfois à reculons. J’aurais préféré rester faire bronzette dans le joli jardin.

Avant de rentrer dans la salle, je prenais le temps de me déchausser en silence et sans mouvement brusque.

Et les jours de pluie, j’ai demandé en toute bienveillance à mon K-Way de me laisser en paix.

Autrement dit, je galérais à retirer le K-Way, un peu en mode pancho des favelas,  jeune femme fauchée cherche personne, pour toujours.

Combien de fois, sur le chemin de la salle de méditation, j’avais pu porter mon attention sur le son des cloches ?

Combien de fois en regardant le Bouddha m’étais-je assise sur un rustique tabouret rouge parce que j’avais mal à la tête ?

Je n’ai pas compté. Mes deux premiers jours de la retraite, je l’ai subi en pure victime de moi-même. Et après la délivrance ma grande !

J’étais tellement soulagée d’avoir eu mes règles et passer à autres choses.

Encore une gentille blagounette de l’avc. Si un jour, j’arriverai a choper le 06 du Bouddha, je lui demanderai son avis !

En enchainant dans une pure lenteur les journées de méditation assisse et en marche, visiblement pour ma part, dans mon ancienne vie, j’ai oublié de m’ouvrir les portes de l’abdomen.

Dans la salle d’interview, Hélène l’enseignante m’avait alors demandé en toute bienveillance.

« Et pour les sensations de l’abdomen ? Euh, c’est mort là, l’abdomen ! C’est important l’abdomen mais s’il vous plaît ne créez rien. Certains yogis cherchent à contrôler !

Visiblement, le soulèvement et l’abaissement de l’abdomen était un art sensé être inné dont je n’avais jamais pratiqué les cours. Comme quoi, il y a toujours une première fois dans la vie.

M’autoriser et m’ouvrir enfin  la porte de mes poumons.

Respire ma grande et fait comme elle dit, en ne forçant rien durant la méditation assise.

Ce n’est que le jeudi matin, ma dernière matinée au centre où j’ai réussi à bien voir les sensations au niveau de l’abdomen et observer la fin, le milieu et le début.

Bien, je te cache pas, que j’ai une sacrée marge de progession et rien ne presse. C’est très dur pour une débutante comme moi. Je n’arrive pas encore à décomposer mais c’est pas grave.

Patience, patience et bienveillance.

Promis ! Si j’y pense quand  même, je demanderai en personne par téléphone au Bouddha pour qu’il puisse y avoir des cours de respiration abdominale à côté de chez moi !

Tout est possible, vraiment ? Petite coquine.

 

 

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